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Felipedeltahuayo

Bonjour à tous et merci de m'accueillir sur ce forum

J'ai pratiqué l'aquariophilie en France pendant une dizaine d'années en m'amusant à reproduire diverses espèces.
Bien qu'éclectique j'ai toujours eu une attirance particulière pour les espèces d'Amérique du Sud.

Il fut un temps j'ai même été responsable du rayon aquariophilie dans une animalerie.

Puis j'eus l'occasion de venir au Pérou pour m'occuper d'un bateau offrant des croisières solidaires.
Et je suis resté.

Et les petits poissons que je maintenais avec plus ou moins de bonheur dans mes "bocaux" je peux maintenant les observer au cours de mes balades le long de l'Amazone et ses nombreux affluents.

Mais il me reste encore beaucoup à explorer.

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3 septembre 2019 à 00:53 Felipedeltahuayo

@Dadou
De nombreuses photos sur les rivières à apistos ont déjà été postées ici ou ailleurs. Bien meilleures que celles que je pourrais faire.
Les reportages de Tom C. donnent un excellent aperçu dans ce domaine.

En revanche quelque chose me titille : étudier l'evolution des paramètres d'un site à apistos au fil de l'année au gré de évolutions du niveau de l'eau.

Sur le rio Tahuayo je connais une rivière qui répond aux critères des phases 1,2 et 3 et dans laquelle s'épanouit une souche d'A. agassizi.
Dans un autre secteur du même rio Tahuayo on trouve l'A. norberti dans une autre rivière qui subit aussi les phases 1, 2 et 3 sans toutefois la même amplitude en période des hautes eaux. On m'a dit que l.A.norberti qu'on trouve à cet endroit avait été introduit, ce qui ne l'empêche pas de proliférer malgré les collectes régulières pour l'export.
Sinon j'ai plutôt rencontré l.'A norberti dans les petits ruisseaux d'eaux claires et vives de "montagne", c'est à dire à partir de 120-130 m snm.

Et si l'on s'éloigne à une journée de marche des rives du fleuve,dans la "montagne" on tombe sur une souche d'A. panduro dont les cycles ne sont rythmés que par les phases 1 et 2.
Avec la particularité d'occuper non seulement des petits ruisseaux forestiers mais aussi des mares formées par le relief du terrain.
Etant donné le niveau de l'eau du ruisseau inférieur à celui des mares on peut en déduire que ces mares sont alimentées par les eaux pluviales et le débordement des ruisseaux lors de pluies intenses. A moins que ce soit par résurgence. En campant à proximité pendant une paire de semaines on devrait pouvoir arriver à se faire une idée.

Pout tout cela il faut juste que je me procure un PHmètre, un conductivimètre et un peu de temps.

Pas de quoi révolutionner l'aquariophilie mais suffisant pour satisfaire mes pulsions sodomites à l'égard des drosophiles.

Et le gourami embrasseur dans tout ça ?
Pas exclu que je tombe dessus un jour si on trouve déja le trichogaster trichopterus dans le Nanay.
J'essaierai d'être pertinent si l'occasion se présente.

2 septembre 2019 à 18:55 Felipedeltahuayo

Si effectivement tu appelles torrent les cascades de montagne alors on en est loin.
Mais ici un même endroit peu connaître 3 phases en gros :

- période des basses eaux : petit ruisseau forestier au débit plus au moins intense selon qu'il est alimenté par une source ou non
- qui se transforme en ruisseau torrentueux en cas de pluis torrentielle (deux-trois jours selon l'intensité des pluies)
- période des hautes eaux pendant laquelle les eaux de ce même petit ruisseau sont retenues par la montée du fleuve principal et s'étalent dans la forêt.

Bien sûr que les poissons n'attendent pas de se retrouver au sec lorsque les eaux baissent et se concentrent (migrent ?) dans le petit ruisseau. Parfois même dans les flaques résiduelles s'il ne pleut pas pendant un certain temps. C'est la période propice pour la pêche de poissons d'ornement.
Cela vaut pour les zones soumises à l'influence du fleuve principal.
Si l'on s'enfonce en forêt en se rapprochant des sources des affluents d'eau noire la phase 3 devient négligeable, voire inexistante.

Je parle bien sûr des zones que je connais, à savoir les environs d'Iquitos, Nanay-Momon, en passant par les rios Napo, Curaray, Yavari, Tapiche, Putumayo et autres affluents qui diront peut-être quelque chose aux apistophiles : Orosa, Ampiyacu, Algodon, Yaguas
Loin de moi la prétention de connaître la totalité du bassin amazonien.
Si tu me demandes des infos sur les régions de Pucallpa ou Tarapoto (début de ce que nous appelons ici la selva alta) je ne pourrai malheureusement pas t'en fournir.

Petit rappel : Iquitos se trouve à 100m au-dessus du niveau de la mer. Et il reste environ 3000 km pour rejoindre l'Atlantique.
Un étiage de 10 m bouleverse le paysage aquatique à un point que vous avez du mal à imaginer me semble-t-il.
Et les poissons s'y adaptent.

2 septembre 2019 à 16:32 Felipedeltahuayo

Par rapport à A. cacatoides

Fin Aout 2014 j'accompagnais Wilfried dans sa quête d'apistogrammas.
Un vieux pêcheur nous emmena le long du rio Nanay.
Cette époque de l'année correspond au pic des basses eaux.
L'étiage varie de 5 à 10 mètres suivant les années.
En l'occurence nous avons rencontré A. cacatoides dans un petit ruisseau de courant lent dont les eaux peuvent grossir rapidement en cas de forte pluie et qui s'étale dans la forêt lorsque les eaux sont hautes.
Si l'un de nous n'avait pas manqué empoigner un naca-naca (serpent corail) peut-être ne me serais-je pas rappelé cet épisode.
Au risque de radoter je viens ici répéter ce que j'ai déjà eu l'occasion de dire, à savoir qu'ici la vérité d'un jour n'est pas celle de toujours.

8 août 2019 à 23:19 Felipedeltahuayo

Si je m'en réfère au récit de Tom C. il a rencontré l'Apistogramma sp. matses dans le bassin du rio Galvez au départ d'Angamos.
Qui doit avoir ou qui a pu avoir des jonctions avec le lieu donné comme le lieu de découverte d'Apistogramma nijsseni par P. de Rham dans le Tetra Cichlidés americains I espèces naines.

Nous étions à l'exact opposé, aux sources du rio Galvez, voire du rio Chobayacu.
Nous serions plutôt dans la zone de Apistogramma alto Tapiche. Même si j'avoue ignorer l'origine exacte d'A. alto Tapiche.

L'année dernière j'avais demandé à l'un des participants d'utiliser sa GoPro pour faire quelques images subaquatiques d'apistogrammas.
Je ne les ai jamais reçues hélas.

Il ne me reste que les quelques photos postées ici et les points G.P.S.

8 août 2019 à 21:51 Felipedeltahuayo

Par rapport aux conditions de maintenance des poissons et des sources de dysfonctionnement biologique quelqu'un s'est-il un jour penché sur l'incidence des éclairages ?

Je me rappelle avoir visité un grossiste et au milieu des batteries il y avait un bac dont l'éclairage était défectueux. Le tube scintillait. Et tous les poissons étaient sur le ventre.
Cause à effet ?
Défaut de maintenance ?

Et quid du rythme nychtéméral ?
Je ne sais pas si ça fera avancer la scmilblick mais ça faisait longtemps que je cherchais à placer ce mot.

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